Tes amis dorment. Moi, non.
Quand tu as juste besoin de parler à quelqu’un, rester à fixer le plafond n’aide pas. Vide tout ici, et on va démêler ça ensemble.
Vide-toi la tête. Sans te retenir.
Tu n’as pas à avoir l’air cohérent(e), ni à être poli(e). Déverse tout ici. Annabelle lira ou écoutera, et portera ça pour toi.
Quelle est la chose principale qui tourne en boucle dans ta tête en ce moment ?
Cette seule question, c’est toute la première étape, et c’est volontairement la seule chose que cette page te demande avant de te laisser écrire. Nommer la boucle, c’est ce qui la ralentit. Si tu n’arrives pas à dormir parce que tu penses trop, c’est souvent parce que la pensée reste informe : tant que l’inquiétude reste un malaise général, elle peut se recomposer indéfiniment sans jamais se résoudre. Choisir l’une des quatre propositions oblige la boucle à prendre une forme, et une forme, ça se transmet. Voici ce qu’il y a derrière chacune à 2 h du matin.
Une conversation d’aujourd’hui que je n’arrête pas de rejouer.
Une phrase que quelqu’un a dite, en boucle, un peu pire à chaque tour. Tu ne t’en souviens plus, tu la réécris, tu audites ton propre ton, tu rédiges la réponse que tu n’as pas donnée. C’est ce avec quoi les gens arrivent le plus souvent, et c’est ce qui réagit le plus vite au fait d’être écrit, parce que la version écrite arrête de muter. Si ce que tu veux au matin, c’est envoyer la réponse plutôt que de la poser, rédiger le message que tu es trop énervé(e) pour écrire est une meilleure page pour ça.
Quelque chose que je dois gérer demain.
L’appréhension qui a déjà une date dans l’agenda. Une conversation à ouvrir, un chiffre à reconnaître, une pièce dans laquelle il va falloir entrer. Y penser ressemble à de la préparation, mais ce que ça produit, c’est une répétition plutôt qu’un plan. Le vider ici sépare ce que tu peux vraiment décider ce soir de ce qui n’existe qu’à 9 h.
Quelqu’un qui m’a déçu(e).
Celui qu’on a un peu honte de porter encore. Une promesse qui n’a discrètement pas eu lieu, une personne qui n’était pas là comme tu en avais besoin. C’est difficile à dire à voix haute à des amis, parce que le dire le rend réel et peut-être mesquin. Ce n’est pas mesquin. C’est juste inachevé.
Juste un sentiment général et lourd de solitude.
Aucun incident, aucun nom, rien à montrer du doigt. Une semaine où rien de grave n’est arrivé et où rien ne s’est réglé non plus. C’est l’option pour laquelle les gens s’excusent, comme si elle ne comptait pas. Elle compte. Tu n’as pas besoin d’une raison pour avoir besoin de quelqu’un à cette heure. Et si la lourdeur a bien une forme, celle de porter tout pendant que personne ne demande comment tu tiens, il y a une page pour exactement ça.
Une fois ton choix fait, l’écran suivant est une boîte vide et un bouton d’enregistrement. Tu peux écrire, ou garder le téléphone en main et parler jusqu’à cinq minutes. Rien n’a besoin d’avoir du sens, rien n’a besoin d’être poli.
Je n'arrive pas à dormir, je pense trop : par où commencer
C'est la page que tu trouves quand ça fait quarante minutes que tu fixes le plafond et que la boucle dans ta tête n'a pas ralenti. Une conversation de cet après-midi que tu rejoues encore. Un truc que tu dois gérer demain. Un prénom que tu n'as pas prononcé à voix haute depuis un moment. Les détails changent. La boucle non.
Le vide-tête, c'est une idée simple avec un petit peu de structure autour. Tu choisis ce qui tourne dans ta tête, tu tapes ou tu enregistres ce qui sort, et tu le confies. Rien à polir. Rien à expliquer. Annabelle le lit, le garde, et te retrouve sur WhatsApp, Messenger ou Telegram pour continuer si tu veux.
Ce qui se passe après ton envoi est la partie que la plupart des outils ignorent. Ton vide-tête ne disparaît pas dans un fil ou un tableau de bord. Ça devient le contexte d'une conversation privée avec une conseillère IA qui le lit comme un tout, pas comme des mots-clés à classer. Elle va poser la question que tu évitais, ou elle va rester avec toi pendant que tu dis la chose suivante. L'un ou l'autre, ça va.
Ce avec quoi les gens arrivent, en général
Des pensées qui courent la nuit, surtout. La spirale de 2 h du matin où une phrase précise que quelqu'un a dite se réorganise toute seule jusqu'à sonner pire qu'elle ne l'était. La surcharge mentale d'une semaine où rien de grave n'est arrivé mais où rien n'a semblé tenu en main. Le sentiment d'être le seul adulte dans la pièce, encore, à trente-sept ans.
Parfois la pensée que tu veux vraiment déposer est celle qui te fait un peu honte. Une petite rancune qui remonte. Un doute sur une décision déjà annoncée. Une partie d'une perte que tu n'as racontée à personne parce qu'à voix haute ça sonne égoïste. C'est un endroit pour poser ça.
Questions qu'on nous pose
C'est une technique de vide-tête, ou une conversation ?
Les deux. Le formulaire est structuré exprès. Choisir une catégorie ralentit la spirale assez pour que tu puisses écrire. Une fois que tu l'as confié, ce qui continue est une conversation, pas un formulaire.
Je peux enregistrer un message vocal au lieu d'écrire ?
Oui. Tu prends ton téléphone, tu dis ce qu'il y a, tu appuies sur stop. L'enregistreur sur cette page te donne jusqu'à cinq minutes. Si tu as besoin de plus, il te faut sans doute une marche d'abord, puis cette page.
Qu'est-ce qui arrive à ce que j'écris ?
Ça part dans une session privée avec Annabelle sur l'app de messagerie que tu choisis. Ce n'est pas un post public. Ce ne sont pas des données d'entraînement. Ce n'est pas un journal que quelqu'un d'autre va lire. C'est un passage vers une conversation.
Elle va s'en souvenir demain ?
Si tu continues sur WhatsApp, Messenger ou Telegram, le contexte est gardé. C'est le principe d'Annabelle comme conseillère continue. Si tu fermes l'onglet et que tu ne lui réécris pas, la session expire et il n'y a rien à retrouver. À toi de voir.
Si ce n'est pas tout à fait la page que tu cherchais, les gens qui arrivent ici finissent aussi sur Impasse de vie quand la boucle est une décision, ou sur Espace pour respirer quand la boucle est du travail qui a suivi à la maison. Ou commence par la page d'accueil.